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| L’ANCIEN DG DE L’OMT AU SALON TICAA 2011 |
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| «Ce sont pas les plages qui vont développer le Tourisme Sénégalais» |
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| Posté
le 02/06/2011 à 09H27 |
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| NETTALI.NET- Le développement du tourisme au Sénégal passe par la revalorisation du patrimoine culturel et non des stations balnéaires. C’est l’avis de l’ancien directeur général de l’Organisation mondiale du tourisme (Omt), Francesco Friangiali qui animait un panel organisé par le Gie Goorgorlou dans le cadre du deuxième salon du tourisme, des industries culturelles et de l’artisanat d’art ( Ticca ). |
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Selon l’ex- patron du tourisme mondial, « 20 % des touristes qui se déplacent, le font pour des motifs culturels ». Seulement constate-t-il, le Sénégal a tendance à miser sur ses stations balnéaires mais également sur les folklores. Or, fait-il remarquer, « l’âme du Sénégal n’est pas les plages et tous les produits culturels n’attirent pas les touristes ».
Et si le Sénégal veut développer son tourisme, suggère Francesco Friangiali, « il doit revaloriser son patrimoine culturel ». Car argue-t-il, des pays comme le Maroc, la Turquie et le Mexique ont développé leur tourisme en réussissant à mettre en valeur leurs ressources naturelles et culturelles.
Un avis que partage le professeur de Lettres Ahmed Bouya Koutoudio. « Il faut encourager la création artistique et susciter une diversification artistique. Et pour promouvoir le tourisme, il faut mettre en place une politique culturelle permettant de minimiser les effets collatéraux du tourisme », soutient le professeur.
Et son collègue et conteur, Massamba Guèye de renchérir en fustigeant la banalisation de notre patrimoine culturel. « Est-ce qu’on va continuer à tyranniser les touristes avec la musique qu’ils peuvent même télécharger sur le net ? », s’interroge M. Guèye qui estime que les événements comme le Magal de Touba et les Maouloud peuvent être "vendus" aux touristes qui y viennent souvent, massivement.
Le conteur déplore aussi, le fait que certains spectacles soient tout le temps produits devant les touristes et présentés comme étant notre passé culturel. M. Guèye s’est également plaint de l’absence de guides professionnels au niveau de certains sites. |
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