La manière dont opèrent les manifestants ressemble à une action planifiée et exécutée par des professionnels. Les émeutiers se trouvent dans des endroits stratégiques, allument des pneus et disparaissent dans la nature. Aussitôt, certaines radios reprennent l’information et on donne l’impression que ce sont les populations qui sont sorties dans la rue.
C’est de cette manière qu’on veut amener les chefs religieux et la communauté internationale à demander le report de l’élection prévue ce dimanche.
Ce samedi, il s’est passé un fait qui a mis la puce à l’oreille des enquêteurs de la police. Un policier en civil qui avait infiltré les manifestants a pu identifier quelqu’un d’entre eux qui coordonnait des actions, mais, les policiers n’ont pas pu l’arrêter. L’enquête poussée plus loin a pu aboutir à l’information selon laquelle, c’est Idrissa Seck, candidat à l’élection présidentielle, qui a recruté d’anciens militaires et qui les utilisent comme des mercenaires payés 20.000 francs par jour.
L’objectif de l’ancien maire de Thiès est d’empêcher la tenue des élections. Ayant déjà été supplanté par Macky Sall, le leader de Rewmi joue son va tout pour ne pas mourir politiquement.
Il y’a des indices qui ne trompent pas. Idrissa Seck, sachant qu’il est entrain d’être démasqué, a déclaré dans son temps d’antenne de ce dimanche qu’il ne boycotterait pas les élections.
Macky Sall, mis au courant des agissements de Idrissa Seck a martelé, tout au long de ce week end, son désir de voir les élections se tenir à date échue.
Qu’est ce qu’une certaine presse gagne à vouloir couvrir en boucle des actions insignifiantes qui ont pour finalité de faire peur.
Nous avons appris que la mouvance présidentielle a décidé de faire front. Le ministre de l’Intérieur reste à sa place, le président Abdoulaye Wade n’est pas ébranlé.
Doudou COULIBALY
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