Invitation aux professionnels du tourisme
La Journée mondiale du tourisme est une manifestation thématique décidée par l’OMT et organisée tous les ans de partout dans le monde du tourisme le 27 septembre par tous les acteurs, publics et privés.
Elle a pour but de mieux sensibiliser la communauté internationale, et les communautés locales à l’importance du tourisme et à sa valeur sociale, culturelle, politique et économique.
Elle vise à trouver une réponse aux défis mondiaux recensés dans les objectifs du Millénaire pour le développement(OMD), et à souligner la contribution que l’industrie touristique peut apporter à la concrétisation de ces objectifs. Et aux communautés locales un épanouissement social à tout point de vue.
Dans le cadre de la célébration de cette Journée, plusieurs activités autour des acteurs du privé, des ONG, des autorités étatiques, en direction des populations devraient être organisées à travers le Sénégal, en impliquant cette année de façon coordonnée et simultanément les bureaux régionaux et les syndicats d’initiatives du tourisme.
Des séances de travail devraient réunir des personnalités du tourisme appartenant aux secteurs public et privé, des représentants des médias ainsi que des experts spécialisés sur le thème retenu par l’OMT qui a choisi cette année « Le Tourisme et le rapprochement des cultures »
Ces rencontres organisées, nous permet d’approfondir nos échanges et de mettre à l’évidence le lien étroit existant entre Le Tourisme et le rapprochement des cultures à travers nos consultations et débats. Et voir comment le tourisme contribue au renforcement des liens entre cultures de peuples différents.
La journée mondiale du tourisme 2011 souhaite célébrer cette interaction des peuples et mieux faire comprendre l’importance de la diversité culturelle
Il est important de comprendre que le tourisme durable, cet autre tourisme, du donner et du recevoir, par la culture, à travers des millions de personnes de cultures différentes se retrouvent. Jamais auparavant, l’échange culturel n’a été aussi important pour participer à la réalisation d’importants objectifs de développements et en particulier pour le Sénégal.
Seulement la question pratique qui se pose aux touristes souhaitant vivre "autrement" et "durablement" leurs visites est bien souvent celle-ci : où trouver des voyages alliant tourisme culturels, tels que l’architecture des monuments, l’art dans toutes ses composantes, la musique traditionnelle, la gastronomie, les costumes et les coutumes, et tourisme responsable dans le sens économique.
A cette problématique devra travailler l’ANPT, par des études à diffuser largement dans des actions de sensibilisations, de promotion et des campagnes d’affiches reflétant le thèmes choisi avant et pendant la semaine ou se déroule la journée mondiale du tourisme.
Les bureaux du tourisme de l’Etranger devraient prendre part aux manifestations organisées dans leurs pays d’accréditation, ou ils devraient participer à la promotion de notre destination, à lui offrir une grande visibilité.
Cependant nous avons souvent constaté le problème de chevauchement entre la date du 27 septembre et celle de l’ouverture de certains salons et foires dans le monde. Il faut réfléchir ensemble à trouver un équilibre entre le besoin impératif d’être présent a ces salons et le devoir de communiquer et de magnifier la journée du 27 qui a l’échelle mondiale, promeut le tourisme de fort belle manière.
De bonnes idées pour des vacances de tourisme culturel, de préservation de la biodiversité et de vacances alternatives (rural) sont à promouvoir. C’est le département des études, du marketing et de la promotion de l’ANPT qui devraient travailler à cela pour proposer des programmes en collaboration avec les différents acteurs du secteur.
L’Agence Nationale de Promotion Touristique devrait répertorier tous les acteurs du tourisme culturel afin de les introduire auprès des TO et des marchés émetteurs demandeurs.
Sur le terrain elle devrait pouvoir susciter l’intérêt auprès des agences de voyages, pour l’organisation des colonies de vacances intelligentes avec des projets d'éco culture pédagogiques à promouvoir. Encourager et soutenir le développement de structures privilégiant le développement artistique et culturel à la dimension écologique.
Eliminer la pauvreté grâce au tourisme durable, contenu dans le tourisme culturel, le tourisme écologique et chez l’habitant plus profitable à la population est le combat de tous les jours et c’est cela qui est conforme au vœu le plus ardent du chef de l’Etat qui défini de façon attendue le tourisme en deux aspects : « Respect dans tout et en tout » et « profit à chaque entité de la chaine équitablement et durablement »
Cet appel rejoint celui du secrétaire général de l’OMT qui en chaque journée du 27 septembre lance un appel et engage tous les partenaires à renforcer leur engagement en faveur d’activités durables autrement dit promouvoir le tourisme de valeur.
A cette réflexion j’ajoute la prise en charge de la nécessité de diversifier et d’adapter l’offre aérienne, aux produits touristiques par une meilleure orientation marketing pour capter la clientèle orientée vers le tourisme culturel.
Professionnels du tourisme,
Voila un demi-siècle et depuis le nombre de touristes a explosé, passant de 25 millions en 1950 à 940 millions en 2010, pour atteindre, selon les analyses et prévisions de l’OMT, à 1.6 milliards en 2020.
Malgré la crise économique précédente, L’organisation mondiale du tourisme (OMT) estime les recettes du tourisme mondial de 2010 à 852,2 milliards de dollars. Les États-Unis pour 93,9 milliards, l’Espagne 53,2 milliards et La France 49,4 milliards de dollars. Ces trois pays concentrent environ 23 % des recettes mondiales.
L’Afrique plus précisément l’espace UEMOA composé des huit états membres n’a représentée que 4% des arrivés du continent en 2008. Cet espace communautaire a reçu moins de 2 millions de touristes pour une recette globale inférieur à 500 milliards de frs CFA pour un nombre d’emploi estimé à moins de 300 000.
Ces chiffres nous interpellent et nous devons des réponses à toutes les lacunes qui plombent notre espace communautaire.
A l’étude de ces chiffres, nous constatons un déficit important d’infrastructures, d’aménagement, d’harmonisation, de complémentarité, d’approche commune, pour exploiter ensemble la diversité de notre potentiel touristique, qui représente toute notre force sur les marchés émetteurs.
L’Afrique et ses hauts lieux naturels, sont de plus en plus prisés par les touristes du monde entier. La biodiversité est devenue un critère dans le choix des destinations, mais celles-ci sont paradoxalement détériorées à cause de l’intérêt qu’elles suscitent. Le manque d’engagement politique et de vision, sur les questions de l’environnement au lien direct avec le tourisme, réduisent les investissements étrangers et nationaux.
Constructions abusives, mauvaise gestion des déchets, sont autant de façon de réduire l’attractivité de certains sites touristiques. Egalement le retard de mise à niveau du parc hôtelier, le manque criard d’infrastructures transfrontalières et de programmes d’investissements, planifiés, contrôlés par des capitaux à majorité africaine.
La destruction de notre patrimoine naturel et culturel équivaut à un suicide puisque le tourisme représente l’une des principales sources de développement de notre pays et de notre espace régional.
Dans tous les cas, le simple fait que les dégâts environnementaux puissent être un danger pour l’économie touristique, est le meilleur argument pour l’OMT de tirer sur la sonnette d’alarme et face aux professionnels du secteur qui devraient assumer pleinement leurs responsabilités dans la sauvegarde de l’environnement, la promotion des sites et produits culturels.
Acteurs de la profession,
Il m’a parut important de développer toutes ces idées et analyses, afin d’insister sur les faiblesses du secteur du tourisme et le rôle important qu’il doit jouer dans nos économies. De proposer des pistes, des idées, pour améliorer cette note portant sur l’organisation de la journée mondiale du tourisme. Journée qui devra surtout attirer l’attention sur l’obligation de préserver les cultures dans tous leurs aspects possibles, car le thème de cette année nous y oblige.
Ces cultures représentent la motivation principale, pour une très large majorité de touristes, de voyager et de dépenser de l’argent. Ce facteur implique un impact direct sur l’économie de notre pays et sa capacité à préserver ses monuments, sa culture et d’en produire d’autres.
J’ai choisi de discuter avec la chaine TFM pour organiser une table ronde lors de la journée du 27 sur un plateau de télévision en direct. Et j’invite toutes personnes désireuses d’y participer à se rapprocher de moi.
Vont prendre part en dehors du mot du chef de l’Etat du Sénégal, les chefs de gouvernements et des ministres du tourisme de l’espace communautaire qui interviendraient en direct dans l’émission, pour partager des points de vue sur le tourisme et ses conséquences.
Seraient présents des professeurs d’économies, d’hommes et femmes de culture, des acteurs du tourisme, de l’environnement, pour indiquer et éclairer chacun de nous et des états membre sur les indicateurs de performances économique à travers le lien culture et tourisme.
L’équipe chercherait à décrocher un mot du Secrétaire General de l’OMT pour adresser un mot aux professionnels du tourisme africain sur la politique touristique de l’espace et la contribution de l’OMT à cette politique.
Des reportages dans les différents pays de l’espace seront diffusés et commentés, par des techniciens sur le plateau en direct. Un comité de veille sera constitué pour travailler sur une émission mensuelle qui aura comme vocation de présenter et de vendre le tourisme de l’espace UEMOA.
Des sponsors leaders seront à rechercher dans chaque pays de l’espace et naturellement au Sénégal il y aura l’ANPT, le CMS ou Eco Bank, les aéroports du Sénégal et Sénégal Airlines et deux grands hôtels à savoir : le Radisson blu et le groupe starwood hôtels.
Mouhamed Faouzou Dème
faouzou@hotmail.com